La peur de mourir

L’un des thèmes qui sera abordé dans Planète de Brume concerne la peur de mourir. Comment réagiriez-vous si l’on vous annonçait que la réincarnation existait réellement ?


Une peur larvée

Je ne parle évidemment pas de ces crises de paniques aussi soudaines qu’irrationnelles, difficilement contrôlables et presque impossible à expliquer, surtout lorsqu’il n’y a absolument aucun danger.

Non, je parle ici de cette peur obscure, profondément enfouie dans l’inconscient, et qui fait surface lorsqu’on réfléchit à un sujet existentiel. Cette interrogation terrible que chacun se pose durant l’enfance et qui trouve parfois une réponse dans la religion : « mais comment pourrais-je ne plus exister ? ». Comment est-ce possible ? D’accord, je meurs, mais …et après ? Mes pensées, mes fiertés et mes peurs, mes complexes et mes émotions, elles deviennent quoi ?

Mais quoi ? Je suis là pourtant !

Imaginez-vous à la mairie : vous venez de perdre votre portefeuille et tous vos papiers. Mais il y a un bug dans la base de données et on vous annonce froidement que vous n’existez pas. Vous allez vous agacer et vous répondrez : « bon, très bien, on fait quoi maintenant ? Je suis devant vous là, non ? »

Voilà, au pire, ça va être long et vous allez devoir réunir des tas de papiers qui prouvent que vous avez une vie : un passé, un présent …et même un futur ! Eh oui ! Vous avez la capacité de vous souvenir de n’importe quoi, vous sentez vos poumons se gonfler et vous savez que le soir, vous allez dormir, que demain, il faudra aller à l’école ou au travail et que cette routine va s’enchaîner durant quelques années, sauf si…

Que suis-je exactement ?

Sauf si vous mourrez justement. Sauf si votre corps s’éteint.

Ok, le corps, c’est une chose mais le reste ? Mon corps, je ne peux même pas voir ce qu’il y a dedans ! Je ne peux même pas désactiver une douleur quand j’en ai assez de souffrir d’une rage de dent ! Je ne peux pas dire à mon cerveau : « nan mais c’est bon, j’ai compris là. Je vais y aller chez le dentiste, alors calme toi deux secondes ! ». Mon corps, ça n’est pas tout à fait moi non plus. Beaucoup d’entre nous en changerait volontier si la technologie le permettait.

La mort, ça ne peut pas être comme avant que je naisse. C’est ridicule. Avant que je naisse …je n’étais pas né justement ! Depuis, j’ai fait deux ou trois trucs quand même. Je ne vais peut-être pas laisser une trace mémorable, mais, quoique j’ai fait de bien ou de mal, et quelque-soit la durée de mon existence, moi aussi j’ai fait partie de la pellicule du temps.

L’univers est tellement vaste, il y a bien quelqu’un qui se passionnera pour ma vie, qui cherchera à se la passer et à se la repasser en boucle, pour rougir de mes amours et se moquer de mes craintes, pour partager mes haines et mes chagrins, pour rire de mes humiliations et pour pleurer ma fin.

Mourir, ça ne peut pas être « ne plus exister », c’est impossible.

D’autres chances ?

À quoi penseriez-vous si l’on vous annonçait qu’il n’y a qu’un stock limité d’existence sur Terre ? Quelques milliards à peine, infiniment moins que d’astres dans l’univers. Que feriez vous, et que ne feriez vous pas si l’on vous disait que ces existences passent d’un corps à l’autre, lorsque le premier s’éteint ? Si vous saviez que vous aurez le droit à une autre chance, puis une autre et une autre encore ? Sans aucune mémoire, sans le moindre fragment de souvenir, certes, mais vous continueriez à exister jusqu’à la fin des temps (jusqu’à l’effrayant Heat death en tout cas).

C’est exactement la question que peuvent se poser les humains de la Planète de Brume.

Et c’est peut-être la raison de leur retard chronique sur les chimères, qui, elles, n’ont qu’une seule vie.

La peur de mourir est-elle l’une des raisons de notre évolution ?


Quoi ?! Vous ne connaissez pas Planète de Brume ? C’est scandaleux.

Pour réparer cette grave erreur, je vous donne le choix. Vous pourrez suivre les aventures de Zehus :

(Attention, si vous êtes sur mobile, vous ne pourrez pas télécharger la version Epub en passant par le navigateur intégré a Facebook, Instagram ou Twitter. Il faudra ouvrir à nouveau cette page sur le navigateur natif de votre téléphone).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *